... ehhhhh, ué, petit !
Et moi, Gouki, j'le défonce !!!
lundi 23 février 2009
lundi 16 février 2009
Des chercheurs qui trouvent
Alors que les enseignants-chercheurs français font ce qu’ils font de mieux et défilent dans les rues, les vrais scientifiques étrangers travaillent et trouvent, eux, des trucs.
Ainsi, sur une demande du très sérieux « Conseil de la Pomme de Terre » britannique, des scientifiques anglais ont découvert, après des longues et difficiles recherches, que l’odeur des frites serait un mélange d’arômes de caramel, d’oignon et… d’un soupçon de planche à repasser… Voilà !
Donc, messieurs les enseignants-chercheurs français, arrêtez de faire comme vos étudiants et retournez bosser afin qu’une fois, vous aussi, vous trouviez quelque chose qui vaille l’honneur d’être notifiée sur ce site !
Et sinon, flash spécial de dernière minute : Tom Kaulitz, un membre des Tokio Hotel, a été admis à l’hôpital d’Hambourg pour être soigné d’un herpès génital.
Rappelons que, malheureusement, cette maladie n’est pas létale.
Euh… Herpès génital ??!! Génital comme pour zizi ??!! Tokio Hotel ??!! ZIZI !!??
Y’a comme un truc qui cloche là…
Bref, c'est tout, pour le moment.
Ainsi, sur une demande du très sérieux « Conseil de la Pomme de Terre » britannique, des scientifiques anglais ont découvert, après des longues et difficiles recherches, que l’odeur des frites serait un mélange d’arômes de caramel, d’oignon et… d’un soupçon de planche à repasser… Voilà !
Donc, messieurs les enseignants-chercheurs français, arrêtez de faire comme vos étudiants et retournez bosser afin qu’une fois, vous aussi, vous trouviez quelque chose qui vaille l’honneur d’être notifiée sur ce site !
Et sinon, flash spécial de dernière minute : Tom Kaulitz, un membre des Tokio Hotel, a été admis à l’hôpital d’Hambourg pour être soigné d’un herpès génital.
Rappelons que, malheureusement, cette maladie n’est pas létale.
Euh… Herpès génital ??!! Génital comme pour zizi ??!! Tokio Hotel ??!! ZIZI !!??
Y’a comme un truc qui cloche là…
Bref, c'est tout, pour le moment.
jeudi 29 janvier 2009
[Cinéma] Two Lovers
Wouhou, 2 critiques de films d'affilée, c'est la fête.
Faut dire que j'ai pas vraiment le temps d'alimenter ce blog de misère en ce moment, et pourtant ce sont pas les idées qui manquent.
Bref, comme d'hab, enjouaillez !

"Two Lovers" de James Gray (USA); avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw, Isabella Rossellini, Elias Koteas, Moni Moshonov...
New York. Leonard Kreditor, bipolaire et suicidaire, hésite entre suivre le chemin tracé pour lui par ses parents, à savoir épouser la belle et sage Sandra, ou tout envoyer en l'air pour suivre Michelle, sa nouvelle voisine, rebelle, volage et pour tout dire aussi peu nette que lui...
Un an à peine après le déjà magnifique "La Nuit nous appartient", James Gray, qui nous avait pourtant jusqu'ici habitué à un tout autre rythme de travail (genre "trois films en treize ans") nous revient donc avec ce nouvel opus de prime abord fort différent des films noirs qu'il avait signés jusqu'alors...
Un film d'amour. Un drame romantique.
Où allait-il donc se perdre après les noires fulgurances de "Little Odessa" ou "The Yards", pouvait-on légitimement se demander (si si, on pouvait... ).
Et la première évidence c'est que, malgré ce supposé changement de registre, Gray continue - et de fort belle manière - à creuser le même opiniâtre sillon...
Car "Two Lovers", même s'il n'emprunte rien au ressorts du polar ou du thriller, est avant tout, d'un point de vue pûrement cinématographique, un mélo déguisé en film noir.
Ou le contraire...
Un mélo pour le fond, un film noir pour la forme, en somme.
Et la force de Gray est avant tout d'avoir réussi la gageure de passionner - voire même de bouleverser - en racontant l'histoire la plus simple du monde (si pas aussi la plus vieille du monde) : un homme, deux femmes, trois possibilités.
Point.
Mais en l'emballant de la plus fine et subtile des manières, avec un art consommé de la mise en scène et une manière unique de réaliser de véritables pépites visuelles sans même avoir l'air d'y toucher (et en évitant surtout soigneusement le piège de la démonstration et du "regarde comme je filme !"), le réalisateur transcende véritablement son sujet.
La force de l'écriture, usant du moindre détail, de la moindre scène pour renforcer la folie, la fièvre sous-jacente à l'histoire, achevant de transformer "Two Lovers" en tragédie à la résonnance universelle...
Bien entendu, il faut accepter certains partis-pris, voire certains poncifs.
Surtout se dire que le personnage de loser incarné par Joaquin Phoenix est finalement très loin de l'idée que l'on peut se faire de ce genre de type (y a qu'à voir comme il se transforme lorsqu'il est sur une piste de danse ou simplement se dire que, tout moche et tordu qu'il soit, il arrive à se lever Gwyneth Paltrow ET l'autre damoiselle... Ah ah !).
Mais tout ça n'est rien à côté de la splendide ambivalence qui habite chacun des personnages (les principaux, bien entendu, mais aussi la mère de Leonard ou l'amant de Michelle, par exemple), au maëlstrom existentiel qui sous-tend chacune de leurs relations, à la sublime lumière crépusculaire qui habille le tout et surtout à l'excellence générale du casting.
De ce côté-là, on saluera la performance magnifique de Gwyneth Paltrow (qui semble ici justifier l'Oscar reçu il y a quelques années pour "Shakespeare in Love") ainsi que celle d'Isabella Rossellini, extraordinaire en mère prète à tout accepter pour son fils (la scène qu'elle partage avec Joaquin Phoenix dans l'escalier de leur immeuble est un modèle du genre).
Et bien entendu, on applaudira à tout rompre le supposé baroud d'honneur (il reviendra sur sa décision d'arrêter le cinéma, c'est sûr) de Joaquin Phoenix, justement, dont la performance hallucinante - sur laquelle s'appuie d'ailleurs une partie du film - restera pour longtemps dans les mémoires...
Sombrement romanesque, voila donc un film qui l'air de rien, ressemble quand même "vachement à un chef-d'oeuvre", comme disait l'autre...
Faut dire que j'ai pas vraiment le temps d'alimenter ce blog de misère en ce moment, et pourtant ce sont pas les idées qui manquent.
Bref, comme d'hab, enjouaillez !

"Two Lovers" de James Gray (USA); avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw, Isabella Rossellini, Elias Koteas, Moni Moshonov...
New York. Leonard Kreditor, bipolaire et suicidaire, hésite entre suivre le chemin tracé pour lui par ses parents, à savoir épouser la belle et sage Sandra, ou tout envoyer en l'air pour suivre Michelle, sa nouvelle voisine, rebelle, volage et pour tout dire aussi peu nette que lui...
Un an à peine après le déjà magnifique "La Nuit nous appartient", James Gray, qui nous avait pourtant jusqu'ici habitué à un tout autre rythme de travail (genre "trois films en treize ans") nous revient donc avec ce nouvel opus de prime abord fort différent des films noirs qu'il avait signés jusqu'alors...
Un film d'amour. Un drame romantique.
Où allait-il donc se perdre après les noires fulgurances de "Little Odessa" ou "The Yards", pouvait-on légitimement se demander (si si, on pouvait... ).
Et la première évidence c'est que, malgré ce supposé changement de registre, Gray continue - et de fort belle manière - à creuser le même opiniâtre sillon...
Car "Two Lovers", même s'il n'emprunte rien au ressorts du polar ou du thriller, est avant tout, d'un point de vue pûrement cinématographique, un mélo déguisé en film noir.
Ou le contraire...
Un mélo pour le fond, un film noir pour la forme, en somme.
Et la force de Gray est avant tout d'avoir réussi la gageure de passionner - voire même de bouleverser - en racontant l'histoire la plus simple du monde (si pas aussi la plus vieille du monde) : un homme, deux femmes, trois possibilités.
Point.
Mais en l'emballant de la plus fine et subtile des manières, avec un art consommé de la mise en scène et une manière unique de réaliser de véritables pépites visuelles sans même avoir l'air d'y toucher (et en évitant surtout soigneusement le piège de la démonstration et du "regarde comme je filme !"), le réalisateur transcende véritablement son sujet.
La force de l'écriture, usant du moindre détail, de la moindre scène pour renforcer la folie, la fièvre sous-jacente à l'histoire, achevant de transformer "Two Lovers" en tragédie à la résonnance universelle...
Bien entendu, il faut accepter certains partis-pris, voire certains poncifs.
Surtout se dire que le personnage de loser incarné par Joaquin Phoenix est finalement très loin de l'idée que l'on peut se faire de ce genre de type (y a qu'à voir comme il se transforme lorsqu'il est sur une piste de danse ou simplement se dire que, tout moche et tordu qu'il soit, il arrive à se lever Gwyneth Paltrow ET l'autre damoiselle... Ah ah !).
Mais tout ça n'est rien à côté de la splendide ambivalence qui habite chacun des personnages (les principaux, bien entendu, mais aussi la mère de Leonard ou l'amant de Michelle, par exemple), au maëlstrom existentiel qui sous-tend chacune de leurs relations, à la sublime lumière crépusculaire qui habille le tout et surtout à l'excellence générale du casting.
De ce côté-là, on saluera la performance magnifique de Gwyneth Paltrow (qui semble ici justifier l'Oscar reçu il y a quelques années pour "Shakespeare in Love") ainsi que celle d'Isabella Rossellini, extraordinaire en mère prète à tout accepter pour son fils (la scène qu'elle partage avec Joaquin Phoenix dans l'escalier de leur immeuble est un modèle du genre).
Et bien entendu, on applaudira à tout rompre le supposé baroud d'honneur (il reviendra sur sa décision d'arrêter le cinéma, c'est sûr) de Joaquin Phoenix, justement, dont la performance hallucinante - sur laquelle s'appuie d'ailleurs une partie du film - restera pour longtemps dans les mémoires...
Sombrement romanesque, voila donc un film qui l'air de rien, ressemble quand même "vachement à un chef-d'oeuvre", comme disait l'autre...
mardi 20 janvier 2009
[Cinema] Burn After Reading
Yes !!! Plus d'un mois sans nouvelles \o/
Eh bien, il m'en aura fallu du temps pour revenir sur ce blog maudit.
Alors déjà, avant toutes choses : bonne année à tous. Meilleurs voeux, tout ça quoi, bref.
Les vacances scolaires touchant quasiment à leur fin, je reprends les rênes de mon blog, pour une nouvelle année plein de folie, de champomy, de fraises tagada, de drogue, d'alcool, bref, la TOTALE !
Mais on va commencer en douceur, avec une critique cinéma d'un film vu il y a déjà 1 mois au cinéma, et que j'ai reçu en Blu-ray il y a une semaine environ... alors enjouaillez, et à très bientôt !

"Burn After Reading" d'Ethan et Joel Coen (USA); avec George Clooney, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton, Brad Pitt, Richard Jenkins...
Osborne Cox, obscur analyste à la CIA, vient de se faire virer. Ivre de rage, il décide de balancer le peu qu'il sait dans un livre de mémoires qu'il s'imagine déjà sulfureux et corrosif. Sa femme, qui le trompe avec un marshall fédéral, accueille la nouvelle avec philosophie. De l'autre côté de la ville, Linda Litzke ne pense qu'à une chose: sa future opération de chirurgie esthétique, pour laquelle il lui manque pas mal d'argent. Quand son collègue Chad découvre dans les vestiaires de la salle de fitness où tous les deux travaillent un CD contenant des infos relatives au futur livre de Cox, Linda se persuade qu'elle va pouvoir en tirer un bon prix...
Elle est pas belle la vie ?
En une année, non pas un mais deux films des frères Coen !
C'est-y-pas formidable ?
Et deux bons en plus, même si dans des registres totalement différents...
Ils nous auront gâtés, c'est le moins que l'on puisse dire...
Et donc, après le gargantuesque plat de résistance, voici venir le dessert, en forme d'ubuesque cerise sur le gâteau...
Soit "Burn After Reading", une "petite" comédie virevoletante et brillantissime, beaucoup plus méchante qu'il n'y parait de prime abord.
Et comme c'est dans la méchanceté que les frangins s'expriment le mieux, ce serait dommage de bouder notre plaisir et de passer à côté du truc, sous le prétexte futile qu'après "No Country for Old Man" il s'agirait ici d'un Coen mineur...
Car voila, que nenni !
Moyen, peut-être, mineur certainement pas (et encore faut-il s'entendre sur le sens que l'on donne ici à "moyen", tant il est vrai que de manière générale les gaillards placent la barre assez haut).
Non, c'est sûr, ils ont retrouvé la forme.
Après un assez long passage en creux (de "The Barber" à "Ladykillers", disons...), les revoici capables de torcher d'un coup deux excellents films en une année : un chef-d'oeuvre véritable et un vrai petit régal !
Car il serait facile de croire qu'après la noirceur du précédent, "Burn After Reading" ait été considéré par les Coen comme une sorte d'exhutoire. Qu'après tant de violence ils aient été tentés de se divertir en écrivant et tournant une comédie, féroce, certes, mais néanmoins légère...
Que nenni, ici encore, puisque le scénario de "Burn After Reading" a été écrit au même moment que l'adaptation du roman de McCarthy.
Un scénario pour lequel le fond (à savoir la vraie-fausse intrigue et le côté "espionnage" de l'affaire) importe finalement assez peu, d'ailleurs...
Non. Considéré comme la troisième et - forcément - dernière partie de leur fameuse "Trilogie des Idiots" (entamée avec "O'Brother" et poursuivie avec "Intolérable Cruauté", le trait d'union étant George Clooney), "Burn After Reading" est un réjouissant jeu de massacre dans lequel les rebondissements et surtout les comportements des protagonistes sont ce qu'il ya de plus important.
Et de ce côté-là on est gâté, balancés que l'on est d'un agent de la CIA alcoolique et très énervé (Malkovich, fulminant et très en forme), à un marshall queutard et neuneu (Clooney, parfaitement ahuri), en passant par une foldingue obsédée et jusqu'au-boutiste (McDormand, qui remporte définitivement la palme) et un prof de fitness limite débile léger (Brad Pitt, incroyable avec son brushing "années '80" et ses petites chorégraphies ridicules).
Tous courant comme des abrutis congénitaux d'une situation improbable à une autre avec une espèce de logique implacable et pourtant difficilement compréhensible, tant elle ne semble appartenir qu'à eux...
Et du coup on se marre beaucoup, c'est vrai.
Et surtout on déguste, on savoure, on sirote tous ces quiproquos et retournements de situation quasi schizophréniques avec un plaisir visiblement partagé à la fois par un casting très à son affaire et par des frères Coen qui nous emballent le tout avec brio en se payant en plus le luxe de ne pas avoir l'air d'y toucher.
Et quand tout ça se termine - assez mal pour quasiment tout le monde en plus (spoiler dans ta face !) - on ne peut que se réjouir de ce brillant et inattendu cadeau de Noël, offert par l'un des duos d'auteurs les plus en forme du moment.
Allez, un bon gros 8/10 !
Eh bien, il m'en aura fallu du temps pour revenir sur ce blog maudit.
Alors déjà, avant toutes choses : bonne année à tous. Meilleurs voeux, tout ça quoi, bref.
Les vacances scolaires touchant quasiment à leur fin, je reprends les rênes de mon blog, pour une nouvelle année plein de folie, de champomy, de fraises tagada, de drogue, d'alcool, bref, la TOTALE !
Mais on va commencer en douceur, avec une critique cinéma d'un film vu il y a déjà 1 mois au cinéma, et que j'ai reçu en Blu-ray il y a une semaine environ... alors enjouaillez, et à très bientôt !

"Burn After Reading" d'Ethan et Joel Coen (USA); avec George Clooney, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton, Brad Pitt, Richard Jenkins...
Osborne Cox, obscur analyste à la CIA, vient de se faire virer. Ivre de rage, il décide de balancer le peu qu'il sait dans un livre de mémoires qu'il s'imagine déjà sulfureux et corrosif. Sa femme, qui le trompe avec un marshall fédéral, accueille la nouvelle avec philosophie. De l'autre côté de la ville, Linda Litzke ne pense qu'à une chose: sa future opération de chirurgie esthétique, pour laquelle il lui manque pas mal d'argent. Quand son collègue Chad découvre dans les vestiaires de la salle de fitness où tous les deux travaillent un CD contenant des infos relatives au futur livre de Cox, Linda se persuade qu'elle va pouvoir en tirer un bon prix...
Elle est pas belle la vie ?
En une année, non pas un mais deux films des frères Coen !
C'est-y-pas formidable ?
Et deux bons en plus, même si dans des registres totalement différents...
Ils nous auront gâtés, c'est le moins que l'on puisse dire...
Et donc, après le gargantuesque plat de résistance, voici venir le dessert, en forme d'ubuesque cerise sur le gâteau...
Soit "Burn After Reading", une "petite" comédie virevoletante et brillantissime, beaucoup plus méchante qu'il n'y parait de prime abord.
Et comme c'est dans la méchanceté que les frangins s'expriment le mieux, ce serait dommage de bouder notre plaisir et de passer à côté du truc, sous le prétexte futile qu'après "No Country for Old Man" il s'agirait ici d'un Coen mineur...
Car voila, que nenni !
Moyen, peut-être, mineur certainement pas (et encore faut-il s'entendre sur le sens que l'on donne ici à "moyen", tant il est vrai que de manière générale les gaillards placent la barre assez haut).
Non, c'est sûr, ils ont retrouvé la forme.
Après un assez long passage en creux (de "The Barber" à "Ladykillers", disons...), les revoici capables de torcher d'un coup deux excellents films en une année : un chef-d'oeuvre véritable et un vrai petit régal !
Car il serait facile de croire qu'après la noirceur du précédent, "Burn After Reading" ait été considéré par les Coen comme une sorte d'exhutoire. Qu'après tant de violence ils aient été tentés de se divertir en écrivant et tournant une comédie, féroce, certes, mais néanmoins légère...
Que nenni, ici encore, puisque le scénario de "Burn After Reading" a été écrit au même moment que l'adaptation du roman de McCarthy.
Un scénario pour lequel le fond (à savoir la vraie-fausse intrigue et le côté "espionnage" de l'affaire) importe finalement assez peu, d'ailleurs...
Non. Considéré comme la troisième et - forcément - dernière partie de leur fameuse "Trilogie des Idiots" (entamée avec "O'Brother" et poursuivie avec "Intolérable Cruauté", le trait d'union étant George Clooney), "Burn After Reading" est un réjouissant jeu de massacre dans lequel les rebondissements et surtout les comportements des protagonistes sont ce qu'il ya de plus important.
Et de ce côté-là on est gâté, balancés que l'on est d'un agent de la CIA alcoolique et très énervé (Malkovich, fulminant et très en forme), à un marshall queutard et neuneu (Clooney, parfaitement ahuri), en passant par une foldingue obsédée et jusqu'au-boutiste (McDormand, qui remporte définitivement la palme) et un prof de fitness limite débile léger (Brad Pitt, incroyable avec son brushing "années '80" et ses petites chorégraphies ridicules).
Tous courant comme des abrutis congénitaux d'une situation improbable à une autre avec une espèce de logique implacable et pourtant difficilement compréhensible, tant elle ne semble appartenir qu'à eux...
Et du coup on se marre beaucoup, c'est vrai.
Et surtout on déguste, on savoure, on sirote tous ces quiproquos et retournements de situation quasi schizophréniques avec un plaisir visiblement partagé à la fois par un casting très à son affaire et par des frères Coen qui nous emballent le tout avec brio en se payant en plus le luxe de ne pas avoir l'air d'y toucher.
Et quand tout ça se termine - assez mal pour quasiment tout le monde en plus (spoiler dans ta face !) - on ne peut que se réjouir de ce brillant et inattendu cadeau de Noël, offert par l'un des duos d'auteurs les plus en forme du moment.
Allez, un bon gros 8/10 !
mardi 16 décembre 2008
Lettre Ouverte à Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille
Madame Morano,
« Ne laissez pas le danger entrer chez vous »
Ces derniers jours, sur les chaînes hertziennes et chaînes de la TNT, nous avons découvert avec stupeur la diffusion d'une campagne télévisuelle à l'initiative du Secrétariat d'Etat chargé de la famille que vous dirigez, du CSA et de l'Union Européenne. En 1 minute, les dangers menaçant nos têtes blondes via internet sont dévoilés. Il s'agit ici d'informer les parents sur les dangers d'internet pouvant toucher enfants et adolescents. Une initiative des plus louables, au traitement télévisuel soigné et au message clair, le tout traduit en 12 langues et diffusé dans de nombreux pays européens. Si le propos et l'ambition d'une telle campagne sont compréhensibles, à savoir sensibiliser les parents aux "dangers d'internet", le message général nous paraît néanmoins effectuer un amalgame des plus choquants au sujet du jeu vidéo. Amalgame symptomatique d'une dérive étonnante concernant "l'image" du média jeu vidéo.
Néo-nazisme... Pornographie... Jeu Vidéo... Pédophilie...
Sans distinction, ou gradation, voici les 4 dangers mis sur un pied d'égalité. Des néo-nazis... des prostituées... un héros de jeu vidéo... un pédophile. Sans sourire, et avec fermeté, nous nous permettons, Madame Morano, de vous demander ce que le jeu vidéo vient faire dans cette galère, coincé ici entre la pornographie, le nazisme et la pédophilie ! Si le nazisme, ou la pédophilie, sont à juste titre pénalement répréhensibles... que reproche-t-on ici au jeu vidéo au point de faire de lui une menace équivalente à 3 des plus virulents dangers rôdant sur internet ?
Ce qui nous choque donc ici n'est pas tant d'intégrer le jeu vidéo dans votre campagne sur les dangers d'internet... c'est de placer ce divertissement au même rang que la pédophilie, la pornographie, ou le néo-nazisme ! Car de quoi parle-t-on vraiment ? Vous commettez ainsi un amalgame grave, plaçant dans l'esprit d'un large public, l'image d'un jeu vidéo définitivement indissociable d'une activité malsaine, angoissante... et véritablement dangereuse, pour l'intégrité physique et/ou morale d'un jeune.
Visiblement, vous reprochez au jeu vidéo sa violence et donc son impact sur les jeunes. Permettez-nous de parler ici d'une approche étonnement caricaturale, et par conséquent erronée, de ce média. Bien sûr, parmi les milliers de titres édités chaque année, certains possèdent un contenu violent. C'est un fait. Mais contrairement au racisme, à la pornographie et à la pédophilie... vous semblez oublier que les jeux vidéo sont multiples en genres et en thématiques développées. Il nous faut vous rappeler qu'à ce titre, pour éviter que des jeux, réservés à un public mature, ne soient utilisés par un public inapproprié, une signalétique des plus claires a été conçue. Elle est en place depuis Avril 2003. Il s'agit de la norme PEGI (3+ / 7+ / 12+ / 16+ / 18+) apposée en façade de chaque jeu. Une norme tout aussi Européenne et claire que la campagne de sensibilisation qui nous préoccupe aujourd'hui. Avant de se hâter d'assimiler le jeu vidéo "en général" à un danger, ne faudrait-il pas surtout souligner qu'à chaque âge ses plaisirs, et que c'est aux parents de faire respecter leur autorité parentale ? En cela, les éditeurs de jeux vidéo les aident de différentes manières explicites.
Consciente des réalités et exigeante sur ses responsabilités, l'industrie du jeu vidéo ne se défile pas et prévient activement les parents. Soulignons d'ailleurs que les consoles actuelles (Wii, Xbox 360, PlayStation 3, PC) intègrent toutes des systèmes simples de contrôles parentaux permettant aux parents d'interdire à ces machines de lire tel ou tel contenu sans leur active participation. D'un simple clic. Il n'en est pas de même pour la pornographie disponible aisément sur le net, et je n'évoquerai même pas les cas immondes de la pédophilie et du racisme.
Parmi les 4 dangers que vous présentez ici… le jeu vidéo est donc le seul à avoir d'ores et déjà intégré des réponses claires et simples visant à aider les parents et ce d'une manière poussée, puisque directement inclus dans les appareils. Il n'est pas sournois, il n'est pas pernicieux, il affiche ses dangers potentiels et ce sur chaque jaquette de jeu. Ainsi, avant d'incriminer le jeu vidéo, aux parents d'être attentifs à ce qu'achètent leurs enfants. Pour rappel, un jeu coûte en moyenne près de 60€. Une somme non négligeable pour un jeune enfant ou ado.
D'ailleurs, pour dépasser cette polémique, ne pensez-vous pas qu'à l'image de tout autre média culturel, qu'il s'agisse de cinéma ou de littérature, le média jeu vidéo se doit aussi de fournir du contenu pour tous les âges, pour tous les publics, pour tous les goûts ? Des jeux drôles, des jeux matures. De purs divertissements, des aventures épiques. Et à ce titre, chaque style de jeu n'a-t-il pas sa place, même les titres destinés à un public résolument adulte, du moment que la signalétique est évidente, à l'image du cinéma, ou de la télévision ? Pas plus, pas moins.
Madame Morano, au-delà des chimères et des idées reçues, nous aimerions ainsi vous rappeler le véritable visage du jeu vidéo en France en 2008. Ainsi, savez-vous qu'aujourd'hui, plus de 31 millions de français se déclarent joueurs réguliers de jeu vidéo (source : GfK) ? Savez-vous que désormais plus de 40% de ces joueurs sont des femmes (source Sofrès) et que la moyenne d'âge du joueur français s'élève à près de 30 ans ? Savez-vous enfin que dans notre pays, les jeux vidéo les plus vendus en 2008, ont été une simulation de fitness (Wii Fit), une simulation de karting (Mario Kart), la simulation des JO de Beijing (Mario & Sonic aux JO) et des jeux de football (PES et FIFA) (source : GfK) ? Loin des fantasmes d'un média qui se complaît exclusivement dans la violence, voici donc le vrai visage du jeu vidéo.
Au lieu de stigmatiser, et d'ainsi créer de nouveaux clivages générationnels forcément pénalisants pour l'avenir, en assimilant par la force des images un loisir complet à des extrêmes dangereux, permettons plutôt aux parents et aux enfants d'avoir accès à une meilleure information sur ce média qui constitue aujourd'hui l'un des centres d'intérêts privilégiés de nombreux français et françaises.
Au-lieu de s'inscrire dans un discours dorénavant déconnecté de la réalité, faites de ce gouvernement, le premier gouvernement qui aura su comprendre l'importance des loisirs numériques, jeux vidéo en tête. A une époque où le jeu vidéo ne s'est jamais autant ouvert, ce serait en effet une erreur que de créer une fracture entre joueurs et non-joueurs. Une erreur de jugement tout d'abord, car n'oubliez pas que dans l'hexagone, en 2008, le marché du jeu vidéo aura connu une nouvelle hausse de 34% en valeur, alors que le marché de la vidéo baissait de 6% et celui de la musique s'effondrait de 16% (source : GfK). Une erreur politique enfin, car comment les joueurs pourront demain trouver crédible un gouvernement qui caricature le média en passe de devenir l'un des loisirs les plus influents dans le monde, France comprise ?
Madame Morano, en tant que secrétaire d'Etat chargée à la famille, nous vous demandons ainsi d'en finir avec le fantasme d'un jeu vidéo forcément violent, forcément nocif pour l'enfance. Et d'envoyer un signal clair prouvant que le gouvernement actuel cerne mieux les enjeux de ce média tellement plus souvent créatif, que destructeur. Il est temps que cette chimère poussiéreuse, et facile, cède le pas à une réalité plus pragmatique, plus constructive, plus... réelle. Le jeu vidéo, en tant que divertissement de masse, a aujourd'hui près de 40 ans d'histoire. Le jeu vidéo est en train de passer à l'âge adulte. Il n'a jamais été aussi riche et varié. Le critiquer n'a rien de criminel. Il faudrait néanmoins commencer à apprendre à mieux le connaître, et cesser d'en avoir peur comme s'il s'agissait d'un fléau comparable à ceux qui l'accompagnent, à égalité, dans le spot qui nous intéresse aujourd'hui.
Libre à chacun d'apprécier les jeux, ou pas. Libre à chacun de vouloir en parler, ou pas. Vous aurez compris que notre propos n'est pas là. Mais en tant que journalistes et observateurs de ce média depuis plus d'une décennie, nous jugeons fermement regrettable la constance avec laquelle le jeu vidéo est régulièrement stigmatisé dans les médias généralistes. De la part du secrétariat d'Etat chargé de la famille garant de valeurs et d'idéaux d'ouverture et de tolérance, le fait de valider le violent amalgame de votre campagne nous a autant attristé, que viscéralement choqué.
Nous nous tiendrons bien évidemment à votre disposition si vous souhaitez prolonger le débat de manière constructive, et ainsi mieux cerner les tenants et aboutissants de cette industrie d'importance en France. Pour que la famille, au sens large, en sorte grandie... et non fragmentée. Car contrairement au racisme, à la pornographie, et à la pédophilie, le jeu vidéo peut constituer au sein de la cellule familiale une source de divertissement et d'épanouissement. Pour tous les goûts et pour tous les âges.
Cordialement,
Julien Chièze & la rédaction de Gameblog.fr
« Ne laissez pas le danger entrer chez vous »
Ces derniers jours, sur les chaînes hertziennes et chaînes de la TNT, nous avons découvert avec stupeur la diffusion d'une campagne télévisuelle à l'initiative du Secrétariat d'Etat chargé de la famille que vous dirigez, du CSA et de l'Union Européenne. En 1 minute, les dangers menaçant nos têtes blondes via internet sont dévoilés. Il s'agit ici d'informer les parents sur les dangers d'internet pouvant toucher enfants et adolescents. Une initiative des plus louables, au traitement télévisuel soigné et au message clair, le tout traduit en 12 langues et diffusé dans de nombreux pays européens. Si le propos et l'ambition d'une telle campagne sont compréhensibles, à savoir sensibiliser les parents aux "dangers d'internet", le message général nous paraît néanmoins effectuer un amalgame des plus choquants au sujet du jeu vidéo. Amalgame symptomatique d'une dérive étonnante concernant "l'image" du média jeu vidéo.
Néo-nazisme... Pornographie... Jeu Vidéo... Pédophilie...
Sans distinction, ou gradation, voici les 4 dangers mis sur un pied d'égalité. Des néo-nazis... des prostituées... un héros de jeu vidéo... un pédophile. Sans sourire, et avec fermeté, nous nous permettons, Madame Morano, de vous demander ce que le jeu vidéo vient faire dans cette galère, coincé ici entre la pornographie, le nazisme et la pédophilie ! Si le nazisme, ou la pédophilie, sont à juste titre pénalement répréhensibles... que reproche-t-on ici au jeu vidéo au point de faire de lui une menace équivalente à 3 des plus virulents dangers rôdant sur internet ?
Ce qui nous choque donc ici n'est pas tant d'intégrer le jeu vidéo dans votre campagne sur les dangers d'internet... c'est de placer ce divertissement au même rang que la pédophilie, la pornographie, ou le néo-nazisme ! Car de quoi parle-t-on vraiment ? Vous commettez ainsi un amalgame grave, plaçant dans l'esprit d'un large public, l'image d'un jeu vidéo définitivement indissociable d'une activité malsaine, angoissante... et véritablement dangereuse, pour l'intégrité physique et/ou morale d'un jeune.
Visiblement, vous reprochez au jeu vidéo sa violence et donc son impact sur les jeunes. Permettez-nous de parler ici d'une approche étonnement caricaturale, et par conséquent erronée, de ce média. Bien sûr, parmi les milliers de titres édités chaque année, certains possèdent un contenu violent. C'est un fait. Mais contrairement au racisme, à la pornographie et à la pédophilie... vous semblez oublier que les jeux vidéo sont multiples en genres et en thématiques développées. Il nous faut vous rappeler qu'à ce titre, pour éviter que des jeux, réservés à un public mature, ne soient utilisés par un public inapproprié, une signalétique des plus claires a été conçue. Elle est en place depuis Avril 2003. Il s'agit de la norme PEGI (3+ / 7+ / 12+ / 16+ / 18+) apposée en façade de chaque jeu. Une norme tout aussi Européenne et claire que la campagne de sensibilisation qui nous préoccupe aujourd'hui. Avant de se hâter d'assimiler le jeu vidéo "en général" à un danger, ne faudrait-il pas surtout souligner qu'à chaque âge ses plaisirs, et que c'est aux parents de faire respecter leur autorité parentale ? En cela, les éditeurs de jeux vidéo les aident de différentes manières explicites.
Consciente des réalités et exigeante sur ses responsabilités, l'industrie du jeu vidéo ne se défile pas et prévient activement les parents. Soulignons d'ailleurs que les consoles actuelles (Wii, Xbox 360, PlayStation 3, PC) intègrent toutes des systèmes simples de contrôles parentaux permettant aux parents d'interdire à ces machines de lire tel ou tel contenu sans leur active participation. D'un simple clic. Il n'en est pas de même pour la pornographie disponible aisément sur le net, et je n'évoquerai même pas les cas immondes de la pédophilie et du racisme.
Parmi les 4 dangers que vous présentez ici… le jeu vidéo est donc le seul à avoir d'ores et déjà intégré des réponses claires et simples visant à aider les parents et ce d'une manière poussée, puisque directement inclus dans les appareils. Il n'est pas sournois, il n'est pas pernicieux, il affiche ses dangers potentiels et ce sur chaque jaquette de jeu. Ainsi, avant d'incriminer le jeu vidéo, aux parents d'être attentifs à ce qu'achètent leurs enfants. Pour rappel, un jeu coûte en moyenne près de 60€. Une somme non négligeable pour un jeune enfant ou ado.
D'ailleurs, pour dépasser cette polémique, ne pensez-vous pas qu'à l'image de tout autre média culturel, qu'il s'agisse de cinéma ou de littérature, le média jeu vidéo se doit aussi de fournir du contenu pour tous les âges, pour tous les publics, pour tous les goûts ? Des jeux drôles, des jeux matures. De purs divertissements, des aventures épiques. Et à ce titre, chaque style de jeu n'a-t-il pas sa place, même les titres destinés à un public résolument adulte, du moment que la signalétique est évidente, à l'image du cinéma, ou de la télévision ? Pas plus, pas moins.
Madame Morano, au-delà des chimères et des idées reçues, nous aimerions ainsi vous rappeler le véritable visage du jeu vidéo en France en 2008. Ainsi, savez-vous qu'aujourd'hui, plus de 31 millions de français se déclarent joueurs réguliers de jeu vidéo (source : GfK) ? Savez-vous que désormais plus de 40% de ces joueurs sont des femmes (source Sofrès) et que la moyenne d'âge du joueur français s'élève à près de 30 ans ? Savez-vous enfin que dans notre pays, les jeux vidéo les plus vendus en 2008, ont été une simulation de fitness (Wii Fit), une simulation de karting (Mario Kart), la simulation des JO de Beijing (Mario & Sonic aux JO) et des jeux de football (PES et FIFA) (source : GfK) ? Loin des fantasmes d'un média qui se complaît exclusivement dans la violence, voici donc le vrai visage du jeu vidéo.
Au lieu de stigmatiser, et d'ainsi créer de nouveaux clivages générationnels forcément pénalisants pour l'avenir, en assimilant par la force des images un loisir complet à des extrêmes dangereux, permettons plutôt aux parents et aux enfants d'avoir accès à une meilleure information sur ce média qui constitue aujourd'hui l'un des centres d'intérêts privilégiés de nombreux français et françaises.
Au-lieu de s'inscrire dans un discours dorénavant déconnecté de la réalité, faites de ce gouvernement, le premier gouvernement qui aura su comprendre l'importance des loisirs numériques, jeux vidéo en tête. A une époque où le jeu vidéo ne s'est jamais autant ouvert, ce serait en effet une erreur que de créer une fracture entre joueurs et non-joueurs. Une erreur de jugement tout d'abord, car n'oubliez pas que dans l'hexagone, en 2008, le marché du jeu vidéo aura connu une nouvelle hausse de 34% en valeur, alors que le marché de la vidéo baissait de 6% et celui de la musique s'effondrait de 16% (source : GfK). Une erreur politique enfin, car comment les joueurs pourront demain trouver crédible un gouvernement qui caricature le média en passe de devenir l'un des loisirs les plus influents dans le monde, France comprise ?
Madame Morano, en tant que secrétaire d'Etat chargée à la famille, nous vous demandons ainsi d'en finir avec le fantasme d'un jeu vidéo forcément violent, forcément nocif pour l'enfance. Et d'envoyer un signal clair prouvant que le gouvernement actuel cerne mieux les enjeux de ce média tellement plus souvent créatif, que destructeur. Il est temps que cette chimère poussiéreuse, et facile, cède le pas à une réalité plus pragmatique, plus constructive, plus... réelle. Le jeu vidéo, en tant que divertissement de masse, a aujourd'hui près de 40 ans d'histoire. Le jeu vidéo est en train de passer à l'âge adulte. Il n'a jamais été aussi riche et varié. Le critiquer n'a rien de criminel. Il faudrait néanmoins commencer à apprendre à mieux le connaître, et cesser d'en avoir peur comme s'il s'agissait d'un fléau comparable à ceux qui l'accompagnent, à égalité, dans le spot qui nous intéresse aujourd'hui.
Libre à chacun d'apprécier les jeux, ou pas. Libre à chacun de vouloir en parler, ou pas. Vous aurez compris que notre propos n'est pas là. Mais en tant que journalistes et observateurs de ce média depuis plus d'une décennie, nous jugeons fermement regrettable la constance avec laquelle le jeu vidéo est régulièrement stigmatisé dans les médias généralistes. De la part du secrétariat d'Etat chargé de la famille garant de valeurs et d'idéaux d'ouverture et de tolérance, le fait de valider le violent amalgame de votre campagne nous a autant attristé, que viscéralement choqué.
Nous nous tiendrons bien évidemment à votre disposition si vous souhaitez prolonger le débat de manière constructive, et ainsi mieux cerner les tenants et aboutissants de cette industrie d'importance en France. Pour que la famille, au sens large, en sorte grandie... et non fragmentée. Car contrairement au racisme, à la pornographie, et à la pédophilie, le jeu vidéo peut constituer au sein de la cellule familiale une source de divertissement et d'épanouissement. Pour tous les goûts et pour tous les âges.
Cordialement,
Julien Chièze & la rédaction de Gameblog.fr
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