mercredi 27 mai 2009

[Pré-E³] Analyse de compte-à-rebours =D

Concernant le nouveau timer du site teaser de Kojima, on sait qu'il fait apparaître non seulement un mec qui ressemble à Big Boss, mais aussi un autre personnage que tout le monde associe à Raiden. Or, ce n'est clairement pas Raiden, pour une raison toute simple : il n'a pas les yeux bleus.

Raiden a les yeux bleus, très très clairement, alors que le personnage qui apparaît sur le site a les yeux marrons clairs.




Pour cette raison, tout porte à croire qu'il pourrait très bien s'agir de Sunny, la fille d'Olga, que l'on voit dans MGS 4 (de plus, la couleur des cheveux correspond, et on sait qu'elle est très attachée à Raiden dans le jeu, pour les raisons qu'on connaît, et donc qu'elle pourrait avoir envie de reprendre le flambeau, un truc comme ça).



Le jeu se déroulerait donc pas mal d'années après MGS 4, le temps que la gamine grandisse quoi...


En revanche, pour en revenir à Big Boss (on va l'appeler comme ça même si on n'est évidemment pas sûrs qu'il puisse s'agir de lui), même si Kojima n'utilise pas le terme de "Big Boss" en faisant allusion au personnage qui apparaît à l'écran, il y a assez de "preuves" qui peuvent nous faire penser que le personnage en question est Naked Snake.

La clé du mystère, comme l'indique Kojima, réside dans la casquette qu'il porte. On sait qu'en regardant de plus près, on lit les inscriptions "Militaires Sans Frontières". Maintenant, en regardant les couleurs qui sont utilisées pour le logo, on remarque que ce sont les mêmes qui étaient utilisées par le 8th Special Forces Group (qui a participé au programme "Béret Vert", dans la vraie vie réelle quoi), et que ce groupe était opérationnel entre 1963 et 1972.



Cette période coïncide avec les évènements qui sont dépeints dans Portable Ops (1970), et l'endroit auquel elle correspond coïncide avec l'endroit où Naked Snake entre en contact avec Colonel Campbell (qui faisait partie des bérets verts, et qui a enclenché la création de Foxhound). Les mots "Militaires Sans Frontières" font vraisemblablement référence à "Médecins Sans Frontières", ONG qui a été créée en 1971 pendant les événements de la Biafara Succession, au cours de la guerre civile nigériane. À partir de là, si on pousse la réflexion plus loin, on constate que la carte de l'État engagé dans ce conflit offre des similitudes avec celle qu'on peut voir sur la casquette de Big Boss, qui dans la chronologie MGSienne établit sa propre unité composée de rebelles afin de contrer le programme des Patriotes, dans une région fictive appelée Galzburg, située à 200 Kms de l'Afrique du Sud.



Enfin, si on regarde le logo on aperçoit un crâne, qui était l'insigne de Big Boss durant son reigne à Outer Heaven.




Pour terminer, on peut raisonnablement se dire que s'il s'agit de Sunny, et de Big Boss, ça signifie presque obligatoirement que le jeu se déroulerait donc à deux époques différentes... une sorte de parallèle quoi.

Oui, ce serait complètement fou, mais bon, quand Kojima se lâche, ça peut très bien donner ce genre de chose, je pense ^_^


Bref, voilà, c'était mon anal-yse.

Ça se précise...




Caractères à notre disposition, à présent, en plus de l'image ci-dessus : 3, S (ou 5), E, R, e (ou 9), P.

Y faut tout de même préciser que le "mec" sur la photo (Snake ? Big Boss ? Ni l'un ni l'autre ??) porte un béret sur lequel il est écrit : Militaires sans Frontières, en français (il faut comprendre par là que je n'ai pas traduit moi-même la phrase, elle est inscrite dans la langue de Molière, par défaut déjà). Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'afficher en taille réelle.


To be continued... ;)

lundi 18 mai 2009

[JV] Microsoft dévoile (timidement) sa console portable ?

Oui oui oui, même qu'il semblerait que l'engin porte le doux nom de ZuneX.




La bestiole embarquerait (toujours au conditionnel, attention) les caractéristiques suivantes :

- 17x7,4x2,2cm pour un poids de 210g
- Écran 4" 640x363 pixels, peut-être même tactile
- Croix directionnelle + 4 boutons et 2 gachettes
- Possibilité de rajouter un stick analogique
- Ports MicroSD et carte SIM
- Support de casques Bluetooth
- Processeur DualCore 733Mhz
- Carte graphique 128Mb
- Mémoire Flash 32Gb
- Service de téléchargement online et possibilité de lire les jeux Xbox Live Arcade
- Compatible WMV, H.264, MPEG-4 et DivX 3.1












Tout cela semble prometteur, et laisse éventuellement penser qu'aucun support physique ne serait d'actualité, mis à part le port MicroSD.






Alors, fake ou fuite ? En tout cas, joli coup de buzz à quelques semaines de l'E³, qui ne manquera pas d'être rempli d'annonces du côté des 3 constructeurs que sont Microsoft, Sony et Nintendo.


Lashé vo Komz lolol!!!

Non, j'déconne, détendez-vous =D

samedi 16 mai 2009

dimanche 12 avril 2009

[Cinéma] Watchmen



"Watchmen" de Zack Snyder (USA); avec Billy Crudup, Malin Akerman, Patrick Wilson, Carla Gugino, Jackie Earle Haley, Jeffrey Dean Morgan...

Etats-Unis, 1985. Lorsque l'un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, justicier masqué n'ayant jamais renoncé à sa mission, mène l'enquête. Et découvre un gigantesque complot visant à éliminer un à un tous les super-héros, allant même jusqu'à menacer la paix mondiale. Déterminé à enrayer la machine, il recontacte ses anciens camarades voués à une retraite forcée et découvre avec perplexité les liens étroits que semble entretenir la conjuration avec le passé de ceux-ci. Et également le sien.

Attention : film-culte !

Pas en devenir, non, non. Film-culte, point barre.

Et pourtant, on sait à quel point ce n'était pas gagné, avec cette BD mythique, réputée inadaptable, due au talent illuminé d'Alan Moore, déjà auteur des tout aussi monumentaux "From Hell", "V pour Vendetta" ou "La Ligue des Gentlemen Extraordinaires", portés à l'écran avec des fortunes diverse.
Le garçon est réputé pour ne pas avoir tout à fait ses frites dans le même cornet, d'ailleurs, et son travail est à l'avenant.
En particulier ici, dans ce "roman graphique" colossal où se croisent ucronie, mythologie et politique-fiction...

Vingt ans qu'Hollywood essaie d'adapter le bazar à l'écran !

Vingt ans et quasiment autant de talents attachés aux divers projets.
Terry Gilliam fût un temps envisagé (et on peut d'ailleurs se demander ce qu'il en aurait fait, avec toute la démesure dont on le sait capable).
Paul Greengrass, Darren Aronofsky et bien d'autres s'y sont cassés les dents.

Il fallait donc bien tout le talent visionnaire de Zack Snyder, déjà auteur de l'adaptation pour le moins culottée d'une autre brique du genre, le "300" de Frank Miller, et probablement l'une des plus belles révélations - en tout cas d'un point de vue stylistique - de ces dernières années (avec Christopher Nolan, entre autres...) pour réussir ce que l'on peut allègrement qualifier de tour de force.

Car c'en est un, et pas un petit ! Pas un léger. Et il n'est pas anodin, surtout, en ce qu'il propose carrément - comme le précédent film de son auteur, d'ailleurs - une autre façon d'aborder le cinéma.
Ni plus, ni moins.

Arriver à condenser toute la folie, la grandiloquence, la complexité, la... y a pas de mots... du matériau d'origine en un seul film (de presque trois heures, il est vrai, mais quand même), rien que ça, ça vaut déjà les félicitations du jury.

Pousser le vice, si j'ose dire, jusqu'à le rendre digeste, même fluide, et, par delà, passionnant, ça, ça appelle carrément la pluie de médailles et de superlatifs.

Et emballer le tout dans ce qui est sans doute, du point de vue du style et de la technique, l'un des plus beaux films de genre que l'on ait vu depuis longtemps, là, c'est plus la floche, c'est tout le manège qui vient avec !

Certes, certes, bien sûr... Le film n'est pas sans défaut.
Difficile, par exemple, de faire passer à l'écran un personnage aussi "bédéesque" que le Docteur Manhattan, qui entraîne ce "Watchmen" pourtant globalement fort sombre et violent vers des eaux légèrement kitsch, on ne peut pas dire le contraire.
Et puis aussi, défaut commun à trop de films de super-héros, la fin est un peu sacrifiée, bien que tirée en longueur, avec son dénouement un rien embrouillé et son "combat final" (ce n'en est pas vraiment un) pas trop boursouflé.

Mais ce ne sont qu'infîmes chipotages qui ne viennent même pas rayer la surface de l'objet, par ailleurs d'une excellence quasiment complète, unanime.

La direction artistique, d'abord, soufflante.
La réalisation ensuite, virtuose, on ne le dira jamais assez.
Le scénario, fluide et passionnant.
Les personnages enfin, admirablement écrits et interprétés par des acteurs peu connus mais particulièrement inspirés et bien choisis (mention spéciale à Jackie Earle Haley, magistral dans le rôle de Rorschach).
Sans oublier la B.O. à la fois inspirée et décalée où se croisent Leonard Cohen et Nena, Bob Dylan et Simon & Garfunkel (si !).

À l'arrivée - et à l'image du livre qui l'a inspiré - "Watchmen" est un monument en plus d'être un grand,un très grand moment de pur cinoche.

Un film unique et multiple à la fois, tour à tour drôle, émouvant, terrifiant... Et toujours captivant !
Un film qui se permet de mêler les styles sans jamais s'écarter de son sujet.
Du vrai cinéma populaire ET intelligent, fidèle à l'oeuvre visionnaire dont il est issu.

Culte, je vous dis, culte !

Tout simplement...